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L’épilation au laser chez l’homme

L’image du corps au masculin est de plus en plus présente dans les publicités, affichant un idéal masculin zéro défaut. Dans un esprit de compétitivité et de bien-être, les hommes sont deplus en plus nombreux à se tourner vers la médecine esthétique. Ils sont passés de 5% à 20% en l’espace de 25ans.

Pour être au top, ils n’hésitent plus. Nous assistons à une réelle explosion des demandes depuis 8-10ans surtout chez la tranche 25-35ans.

L’été étant là, tous les hommes cherchent à plaire, et traquent ainsi leurs moindres petits défauts. Les poils sont à l’honneur. En effet, si la pilosité était autrefois considéré comme un signe de virilité, aujourd’hui les poils ne semblent plus les bienvenus et donnent une mauvaise image d’hygiène..

Les hommes, et notamment les plus jeunes se tournent donc de plus en plus vers l’épilation au laser pour des résultats optimums. Néanmoins, sachez qu’avant 30 ans, nous préférons éviter d’épiler les épaules et le haut du dos car ce sont des zones stimulables. Si nous les épilons, nous risquons de trop multiplier les séances pour obtenir des résultats satisfaisant. Armez vous donc de patience,  et attendez de passer la trentaine, si vous souhaitez épiler ces zones.

Principales différences hommes/femmes :

Les hommes et les femmes n’ont pas le même système pilaire. Les hommes sont naturellement plus velus et contrairement à elles, leur pilosité augmente avec l’âge notamment sur le dos et le torse. A 40ans on a plus de poils qu’à 20ans.

Les zones les plus demandées :

–       Le visage (inter-sourcil, pommettes, nez, redessiner la barbe)

–       Le dos, la nuque et les épaules

–       Les bras et les mains

–       Le torse

Le laser dépilatoire en pratique :

Il est important de savoir que l’épilation au laser élimine 80 à 90% des poils. Nous pouvons avoir recours à deux types de laser pour l’homme : l’Alexandrite et le Yag.

Le laser dépilatoire repose sur le principe de la photo thermolyse sélective. Il émet une longueur d’onde, qui cible et détruit les poils chargés en mélanine (poils foncés), jusqu’à leur racine tout en préservant l’épiderme. Ainsi, il est important de comprendre, que plus un patient à des poils noirs et une peau clair plus l’épilation au laser sera efficace. Car l’efficacité va de paire avec la charge pigmentaire. Si le phototype est élevé, ou la peau est plus épaisse, nous privilégions le Yag car la peau est très chargée en mélanine, et nous voulons éviter tout risque de brulure. Le laser détruit en priorité les poils en phase de pousse, qui représentent en moyenne 20% des poils, ainsi nous estimons qu’à chaque séance 20% des poils sont détruit. Pour un résultat optimum, il faut vous armez de patience, car il vous faut compter 8 à 10 séances à peu près. Tout en sachant, que cette estimation peut varier d’un homme à un autre, et dépendra de la zone à épiler, de la couleur de la peau, du type de poils, ainsi que de l’âge de la personne. L’épilation au laser est progressivement définitive mais jamais complète, il reste en moyenne 5% des poils. Il est donc important de noter, que malgré son efficacité, parfois une séance tous les ans ou tous les deux ans est conseillée en entretien, pour améliorer les effets de l’épilation. Il est par conséquent primordial de bien respecter les conditions du traitement, d’en connaître les contre-indications et les effets indésirables.

Attention messieurs, le laser connaît malgré tout ses limites. S’il est efficace sur les poils noirs, il n’a cependant pas d’efficacité sur les poils très clairs, blond très clairs, roux, et très fins comme le duvet. Si vous avez ce genre de pilosité, nous vous orientons vers l’épilation électrique qui elle, agît sur tout type de poils, et vous garantira de bons résultats.

 

Sources :

Anti-âge magazine JUIN 2013

Journal Le Parisien

Le figaro


Etre beau donc mieux payé

Une étude récemment menée par Andrew Leigh, a montré que les hommes physiquement beaux étaient plus embauchés et mieux payés que les hommes d’allure moins remarquée. Le salaire pouvant passer de 62600 euros pour les personnes qualifiés de plus beaux  que la moyenne à 38000 euros par an pour ceux qualifiées de plus bas que la moyenne. Ces derniers ont d’ailleurs 15 % de chances en moins que la normale d’être embauchés. Pour définir les groupes six niveaux de beauté ont été retenus allant de très supérieur à la moyenne à très inférieur à la moyenne et les résultats ont bien confirmé que la perception de la beauté est souvent bien commune aux individus. Cela pourrait entraîner de prochaines plaintes discriminatoires…

D’après Peter Martin et Rachel Wells dans le courrier international du 14 au 20 février 2013  p.37


Epilation laser : les hommes aussi !

 

Hairy chest

 

Les femmes ne sont pas les seules à être gênées par leurs poils et à vouloir s’en débarrasser. 20 à 30% des candidats à l’épilation laser définitive sont des hommes, de tout âge et dès la vingtaine. interview du Dr Catherine de Goursac, médecin esthétique pour e-santé.fr par Isabelle Eustache  http://www.e-sante.fr/epilation-visage-hommes-aussi/actualite/844

Quand les poils ont raison des hommes, ils recourent à l’épilation laser

Dr Catherine de Goursac : Les jeunes particulièrement ont une très mauvaise vision du poil. Ils le considèrent comme sale, comme non hygiénique, d’autant plus que la mode est actuellement aux corps imberbes. Du coup, certains n’assument pas les poils situés dans le bas du dos, sur les épaules, ni lorsqu’ils sont trop importants, sur le thorax. Ces trois situations représentent une grande demande en épilation laser. Mais il existe toutes sortes d’autres localisations pour lesquelles les hommes recourent à l’épilation définitive.

L’épilation de l’inter-sourcilière (entre les deux sourcils) est par exemple fréquemment demandée. Celle des pommettes également. En effet, la barbe, qui forme un collier, peut parfois remonter très haut sur les pommettes. On peut alors redessiner la barbe, l’éclaircir et la remonter redescendre. Quelques hommes demandent la barbe entière, mais pour ma part, je refuse car je l’assimile à une forme de castration, sauf en cas de raisons médicales ou personnelles particulières.

Certains hommes, plus âgés, sont gênés par des poils sur l’arrète du nez  nez et dans le nez. De la même façon, il peut y avoir des poils sur les oreilles, tout le long du cartilage, et aussi parfois à l’intérieur des oreilles.

Les mains lorsqu’elles sont très velues et peu esthétiques, représentent aussi une grande demande. On peut alors facilement diminuer seulement la densité pilaire sans rendre la peau glabre ( sans poil) ;

Recourent également à l’épilation les hommes très velus chez lesquels il n’existe pas de différence entre le début de leur barbe et le torse. Ils souhaitent qu’on leur rétablisse un espace libre au niveau du cou entre la barbe et le torse. De la même façon, l’épilation laser peut leur créer un espace libre sur la nuque, entre les cheveux et le dos.

Les fesses également sont parfois recouvertes de poils. Et à cet endroit, ils provoquent des boutons et de l’acné.

Les autres zones du corps sont peu demandées.

Les demandes sont-elles différentes selon l’âge ?

Dr Catherine de Goursac : La pilosité pour un homme va crescendo avec la vie. Un homme a plus de poils à 40 ans qu’à 20 et à 60 ans qu’à 40. Toutefois nous avons des demandes dans toutes les tranches d’âge : des hommes jeunes d’une vingtaine d’années, mais aussi dans la tranche 40-60 ans. Au-delà de 60 ans, les hommes ont généralement fini par accepter leurs poils, excepté à des endroits visibles et peu esthétiques. C’est ainsi qu’ils demandent davantage l’intérieur du nez, le nez et les oreilles. Attention toutefois à ne pas trop attendre car les poils blancs ne sont plus accessibles au laser.

A savoir également que la peau à épiler au laser ne doit pas être bronzée. Donc pas d’UV ni d’autobronzant avant une séance. En revanche, on peut aller au soleil une semaine après chaque séance ou utiliser des autobronzants.

 

Quel est l’intérêt de l’épilation au laser ?

Dr Catherine de Goursac : L’intérêt est la disparition définitive des poils. En revanche, le tout ou rien n’est pas obligatoire. Il est possible de n’épiler qu’un peu et donc d’éclaircir simplement une zone velue, comme les mains notamment. Tout dépend du nombre de séances que l’on réalise. Par exemple, si au lieu de réaliser 5 à 6 séances sur un an ou un an et demi, on s’arrête à 2 séances, on peut diminuer au final de 30 à 40% le nombre de poils.


La repousse paradoxale ou stimulation après laser

Comment la définir ?

Elle se définit par l’apparition de poils fins et longs sur une zone non traitée mais proche d’une zone épilée dans les semaines ou les mois qui suivent.Généralement il s’agit de la transformation d’un duvet parfois invisible cliniquement en poil intermédiaire. En quelque sorte le laser en passant sur une zone isolée (par exemple le menton) va entraîner la stimulation de poussée  de poils sur une zone à distance (dans cet exemple le cou). Elle est à distinguer de mauvaises prises en charges qui entraînent des repousses de poils très fins sans amélioration de la densité:

– d’un traitement mal conduit dû aux choix des fluences trop faibles et ou d’intervalles entre les séances trop longs.

– D’une absence de diagnostique de dérèglement hormonal (ovaires polykystiques, Cushing …), d’où l’importance de la consultation médicale préalable et de la prescription d’une exploration hormonale systématique avant l’épilation de zones à risque (maxillaires inférieurs et cou)

Quelles sont les zones les plus touchées ?

Chez la femme la repousse paradoxale touche essentiellement le visage dont  le maxillaire inférieur voire les pommettes, le cou et la face haute et latérale externe des cuisses. Chez l’homme il s’agira plutôt des épaules (zone des deltoïdes) et sur le haut du dos.

Quels sont les facteurs favorisants ?

– peau mate,

– des poils  génétiquement fins ou des poils intermédiaires

– l’usage d’une lampe flash ou une énergie de laser basse,

– un mauvais système de refroidissement.

– déséquilibre ou instabilité hormonal

– poils sentinelles*

*Le poil sentinelle est  isolé dans une zone sans poil mais porteuse d’un très fin duvet. C’est souvent le cas dans le cou ou sur la branche horizontale de la mâchoire. Les patientes sont facilement demandeuses d’un impact laser sur ces poils isolés car il y a un fort risque d’efficacité sur le poil noir. Mais il faut y réfléchir car il y a également un gros risque de stimulation de tout le duvet de la zone. Il sera donc préférable de proposer l’épilation électrique sur ce poil isolé.

Comment prévenir cette stimulation ?

Pour lutter contre ce phénomène, il faut éviter d’épiler le duvet sur le visage des peaux mates, ou sur les épaules. Il faut éviter d’épiler les patients très jeunes, dans un climat d’instabilité hormonale. Si l’on doit épiler ces zones, il conviendra d’utiliser des énergies élevées, et des systèmes de refroidissement puissants. Ne  pas hésiter à passer des glaçons en périphérie et autour de la zone traitée. On pense actuellement que la chaleur délivrée sur une zone peut se disperser sur une zone contigüe et y stimuler le duvet présent.

Comment traiter la repousse paradoxale ?

Nous proposons aux patientes de refroidir pendant 5 minutes la zone traitée et les zones axillaires avant l’épilation afin de diminuer le risque de stimulation par chaleur contigüe. Puis nous épilons la zone avec plusieurs paramètres précis :

-Diamètre de la pièce à main adaptée à la taille du poil (donc pour les poils intermédiaires, une pièce à main de 5 à 10 mm est le maximum).

-Temps de pulse le plus faible possible par rapport au phototype afin de délivrer l’énergie dans le minimum de temps

-Fluences très élevées couplées à un système de refroidissement intense (air froid)

Enfin nous refroidissons de nouveau, à la fin de la séance avec des glaçons 5 minutes. Ceci afin de diminuer la dispersion de la chaleur aux zones contigües.

Le protocole :

Ce traitement est à renouveler au moins 4 fois toutes les deux à trois semaines pour enrayer la stimulation. Ce raccourcissement d’intervalle entre les séances va nous obliger de traiter à l’aveugle car le poil n’aura pas encore surgi de l’épiderme.  Par conséquent il faut bien définir la zone à épiler dès les premières séances.Ainsi le laser traitera l’embryon de poil (anagène) qui  sera encore fragile et donc plus réceptif au traitement. Après quatre séances ainsi faites, on arrête tout pendant six semaines et on voit alors la pousse définitive qui est alors considérablement diminuée. Ces résultats sont très satisfaisants. Si toutefois la stimulation persiste, beaucoup de publications tendent à dire qu’il est préférable de changer de laser (prendre le yag au lieu de l’alexandrite) mais nous n’avons pas eu à recourir à cette étape.

Dr Catherine de Goursac ; Centre Médical Niel


L’ESTHETIQUE AU MASCULIN Dr Catherine de Goursac (IMCAS Janvier 2012)

L’EVOLUTION DE L’HOMME FACE A SON APPARENCE

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Les hommes s’intéressent de plus en plus à leur apparence. Le phénomène a pris naissance à la fin des années 80. Depuis, il ne cesse de s’amplifier, au point que les jeunes générations masculines n’ont rien à envier à leur alter égo féminin eu égard au temps passé à s’examiner dans le miroir et se préparer dans la salle de bains.

Lorsque je me suis installée comme médecin esthétique il y a vingt-cinq ans, les hommes ne représentaient qu’à peu près 5 % de ma patientèle. À l’heure actuelle, ils sont environ 20 %.

Dans les années 90, les hommes qui venaient consulter pour des soins esthétiques se divisaient en deux groupes :

– Les homos dont la demande était similaire à celle des femmes : rides, relâchement cutané…

– Les hétéros dont la demande était stéréotypée : taches de pigmentation, couperose, cicatrices d’acné…

Depuis le début des années 2000 on a vu apparaitre une demande très exponentielle de la part des hommes. Homos et hétéros demandent un visage sain, sans marque ni signe de fatigue et leur but est majoritairement socio professionnel. Ils veulent avoir l’air présentable (surtout pas que l’on puisse les imaginer en fêtard donc pas de cernes ni couperose) mais aussi et surtout un style dynamique, combatif.

Récemment, les hommes jeunes ont une bien plus forte demande de soins esthétiques ; leur look est leur capital et ils ont été éduqués toute leur enfance avec des slogans de prévention santé et aussi ont été exposés à des images glamours de people auxquels ils s’identifient

Le terme de Metrosexuel a été inventé par Mark Simpson en 1994 pour le journal « the Independent » et décrit ces hommes qui s’occupe de leur apparence autant voire plus que les femmes.

 

COMMENT PRENDRE EN CHARGE LA DEMANDE MASCULINE?

Oui, les hommes commencent à se préoccuper de leur apparence. Ce n’est pas pour autant que nous, médecins esthétiques, pouvons tout bonnement transposer les gestes que nous faisons sur les femmes à notre patientèle masculine. Leur peau n’est pas tout à fait la même et leurs attentes sont différentes. Mes confrères et moi, nous nous sommes intéressés de près à la prise en charge des hommes. Pour ce faire, nous avons multiplié les groupes de travail et les communications dans les congrès, afin d’offrir à ces messieurs les traitements les mieux adaptés à leur demande.

 

LES DIFFERENCES PHYSIOLOGIQUES HOMME/FEMME

Nous allons voir leur spécificité :

La peau

– L’épiderme est plus épais que celui de la femme ce qui induit moins de rides mais aussi plus de ptose c’est-à-dire des traits  qui tombent.

– Le derme est également plus épais grâce l’action de la testostérone qui densifie les fibres de collagène

– Le Ph est plus acide ce qui favorise la colonisation par des bactéries ; les hommes ont plus de flore aérobique ce qui induit une plus grande sensibilité à l’acné et à la pseudo folliculite de la barbe.

– Les glandes sébacées et sudoripares sont plus larges et ont plus de sécrétion, l’odeur de la sueur est plus forte aussi.

– La vascularisation est plus intense avec une pression sanguine plus forte d’où une grand sensibilité à la couperose.

 

Les hormones

Le taux de Testostérone chute de près de 1 à 2 % avec l’âge à partir de la quarantaine. Cependant comme les normes biologiques sont très larges (forte amplitude) malgré cette chute près de 80% des hommes ont encore un taux qui reste dans les normes même s’il n’est pas au top.  La DHEA va également diminuer fortement avec l’âge.

Le diagnostique d’andropause se fait donc plus sur la clinique que sur une valeur biologique. Le test d’ADAM (recherche de déficience en androgène chez l’homme) sert au diagnostique.

1. Avez-vous constaté une diminution de votre libido (désir sexuel) ?

2. Sentez-vous un manque d’énergie ?

3. Avez-vous constaté une diminution de force musculaire et/ou d’endurance à l’effort ?

4. Avez-vous remarqué une diminution de votre taille ?

5. Avez-vous noté une diminution de votre joie de vivre ?

6. Vous sentez-vous triste ou grincheux ?

7. Vos érections sont-elles moins fortes ?

8. Avez-vous remarqué une diminution de vos capacités sportives ?

9. Vous sentez-vous somnolent après les repas ?

10. Avez-vous remarqué une diminution récente de votre capacité de travail ?

 

La Supplémentation hormonale

On ne peut pas supplémenter en androgène un homme à l’aveugle car si on désire traiter l’andropause, il faut connaitre aussi bien les taux de départ de chaqueandrogène mais aussi d’œstrogène et de cortisol. En effet la DHEA par exemple pourra selon la capital enzymatique de chacun se métaboliser préférentiellement en androgène ou en œstrogène ou encore en cortisol.

Il faut donc suivre biologiquement l’effet de chaque supplémentation.

On doit également garder en mémoire que la graisse notamment abdominale aromatise la testostérone en œstrogène c’est-à-dire que chez l’homme rond il y a un risque que  l’hormone mâle se transforme en hormone femelle dans la graisse et donc qu’il y ait  diminution de la testostérone plasmatique et augmentation de l’œstrogène plasmatique. Les oestrogènes étant néfastes en tout cas pour la prostate, la supplémentation est alors contre indiquée.

Le traitement substitutif par testostérone pourra aider à combattre la surcharge pondérale, augmenter la masse musculaire, augmenter la densité osseuse, améliorer la cognition et la sexualité.

Maintenant il est bien établit que la supplémentation en testostérone n’induit pas de cancer de la prostate mais est tout de même contre indiqué en cas de diagnostique établit de cancer.

On a démontré que ce sont des taux bas de testostérone durant de nombreuses années qui était le plus à risque pour ce cancer.

La DHEA est une pro hormone, elle a, outre les fonctions d’androgènes, une action de résistance au stress.

Avec l’âge et le déclin des taux de DHEA, les sujets réagissent moins bien au stress. On a même pu évaluer que le rapport DHEA sur Cortisol (hormone de stress) était multiplié par 10 entre 20 et 60 ans.

 

LES TRAITEMENTS  ESTHETIQUES CHEZ L’ HOMME

En 2010 aux USA les données récoltées ont étaient les suivantes  (nombre d’actes et augmentation par rapport à 2009)

– Traitement de la qualité de la peau et des cicatrices/ laser 485 451 +4%

– Toxine botulique  336 834   +9%

 – Epilation laser 164 536  +4%

– Injections de comblement des rides  78 472 +10%

– Chirurgie des paupières 31 476 + 15%

– Liposuccion  23 899 +7%

– Traitement de gynecomastie 18 280  + 8%

– Oreilles décollées 11 814  +11%

– Lifting du visage 10 903 + 14%

 

Les hommes désirent des traitements dit « one shot » donc non répétitifs (toxine botulique) , avec le minimum d’effet secondaire (comblement des rides) et qui ne « transforment pas » trop leur apparence. Cependant ils désirent surtout corriger les signes de fatigues et donc les volumateurs avec le rehaussement de la ptose des joues et l’effacement de la vallée des larmes en très en vogue.

L’épilation laser est une grande demande chez l’homme jeune particulièrement pour redessiner la barbe (ne monte pas trop sur les pommettes) les épaules et le dos.

La tendance se porte aussi sur la bonne qualité de la peau : atténuer les cicatrices d’acné mais aussi traiter les pores dilatés avoir un teint frais. Les radiofréquences et les LED ont beaucoup de succès auprès de ces messieurs.


Du nouveau dans l’acné!

Man with spotty skin with deep pores

Dans son journal, la société américaine de microbiologie nous propose un nouveau traitement contre la bactérie de l’acné : le propionibacterium acnes. Ce dernier, présent chez toutes les peaux mais, en grande quantité à l’adolescence peut provoquer de l’acné par réponse inflammatoire. Cette acné peut être prise en charge par des antibiothérapies mais souvent on observe une résistance. C’est pour cela que ce travail américain suggère des virus phages capables d’infecter et de tuer le propionibactérium acnes.

D’après : Dr E.de V.Le Quotidien Du Médecin du 27 septembre 2012


Epilation au laser, le mieux c’est l’hiver!!

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Le principe consiste à envoyer un faisceau lumineux qui va capter la couleur.Ainsi le poil étant très pigmenté surtout en début de croissance, il va pouvoir être capté et éradiqué. Mais il faut qu’il soit encore rattaché à sa racine(le bulge). Il faut donc comprendre que le laser sera inefficace chez une personne ayant les poils très clairs, blancs ou roux. (D’autres techniques existent alors tel que l’épilation électrique).

Le laser captant la couleur, il est important de ne pas s’exposer au soleil avant le traitement sous risque que le laser capte la peau et engendre des brûlures importantes. En outre,on interdira l’autobronzant ou les pilules aux béta carotènes entraînant un hâle de la peau. On comprend donc que l’épilation laser est à faire en hiver.

Pour les peaux noires et métisses des lasers spéciaux existent comme le laser yag.

Nombre de séance ?

Il faut compter en moyenne six séances pour les aisselles et le maillot et huit à dix séances pour les jambes  mais cela dépendra de votre cycle pilaire. Pour les zones de suspension un traitement régulier est à respecter.
Douleur ?

Les appareils sont souvent dotés d‘un équipement envoyant de l’air froidpermettent ainsi d’atténuer les douleurs.Les zones les plus pigmentées sont souvent plus douloureuse (maillot), on peut appliquer alors, une heure avant un anesthésiant local.
Suite :

Après la séance, une sensation d’échauffement peut perdurer quelques heures puis s’atténuera.Les poils brûlés peuvent être présent sous forme de stries marronnâtes pendant quelques jours. Ils tomberont dans les jours suivants.
Résultats :

L’épilation au laser permet de retirer à peut près  80% à 90% des poils au niveau des demi jambes, des aisselles et du maillot car ce sont des zones très réactives. Par contre on parle d’épilation suspensive pour les zones hormonal tel que le visage, les aréoles des seins, la zone ombilicale, le dos des hommes. Ce sont des zones où l’on pourra avoir de bons résultats mais qu’il faudra entretenir régulièrement avec des paramètres élevés pour ne pas avoir d’effet de stimulation.
Bon à savoir :

Il faut savoir que le cycle du poil varie d’une personne à une autre entre dix et dix huit mois. Tant que le cycle pilaire n’est pas fini il faut poursuivre le traitement. Lorsque les gens pensent que le poil à repoussé c’est soit que nous n’étions pas en phase débutante de croissance du poil soit que c’est un autre poil, proche de ceux éliminés montrant que le cycle pilaire n’est pas terminé. Il faut donc être patient et régulier dans les séances.


Les MICI ou maladies inflammatoires chroniques de l’évolution dans le traitement.

Une équipe de l’INSERM /INRA a mis en exergue que l’élafine, indispensable aux intestins pour ces propriétés protectrices et anti-inflammatoires n’était plus exprimé chez les patients atteints de MICI. Un nouveau traitement serait donc de traiter les MICI par des prébiotiques riches en élafines. Il s’agirait de modifier génétiquement les bactéries prébiotiques pour qu’elles fournissent de l’élafines. Et ainsi, d’administrer ces bactéries sous forme de produits laitiers ou de gélules.

Daprès : Science Translational Medecine (31 octobre 2012)


Au secours, j’ai des poches sous les yeux!

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Les cernes qui s’accompagnent depoches sous les yeux donnent un air fatigué. Les personnes qui présentent de tels cernes cherchent des solutions pour s’en débarrasser. Le Dr Catherine De Goursac* nous indique les différentes possibilités contre les cernes avec despoches.

Dr Catherine De Goursac : Les poches sont dues à un mauvais drainage lymphatique. Autrement dit, de l’eau s’accumule progressivement, elle se charge de graisses et finit par provoquer une petite hernie graisseuse.

 Peut-on recourir à la chirurgie en cas de cernes avec des poches ?
Dr Catherine De Goursac : Le traitement le plus efficace est la chirurgie. L’intervention consiste à aspirer la graisse après avoir réalisé une toute petite incision, soit à l’intérieur de la paupière, soit dans le cil. Le geste se réalise sousanesthésie locale et peut laisser quelques bleus durant une dizaine de jours.
Le regard n’est pas changé si on se contente de vider la poche. En revanche, cette intervention peut être couplée à un léger lifting de la paupière en intérieur (on retend un peu la peau).
Les poches sous les yeux peuvent revenir une dizaine d’années plus tard puisque le drainage lymphatique n’est toujours pas idéal. Parfois, après l’intervention, un creux peut se dessiner sous l’oeil et donner à nouveau une impression fatiguée et aussi plus ridée. Aujourd’hui les chirurgienssont très prudents et veillent à ne pas vider totalement la poche pour prévenir, et réservent cette opération aux cernes dont les poches sont importantes.

Quelles sont les autres alternatives contre les cernes avec poches ?
Dr Catherine De Goursac : Lorsque la poche est naissante, il est recommandé d’aller chez une esthéticienne, laquelle vous apprend à réaliser un drainage lymphatique des paupières inférieures.Plusieurs séances d’apprentissage sont nécessaires pour réussir à vider correctement la poche. Cette manipulation peut ensuite être faite dans toutes les circonstances qui favorisent le gonflement des yeux, que ce soit dans la journée ou le matin au réveil. Sachez que les poches se forment plus facilement après un mauvais sommeil, après avoir dormi dans une chambre surchauffée ou après une fête la veille au soir. L’alcool ou l’excès de sel joue aussi un rôle favorisant. Malgré tout, il existe aussi un facteur héréditaire.
Les personnes qui ont une sensibilité à faire des poches peuvent aussi appliquer un masque froid sur leurs yeux le matin.

http://www.e-sante.fr/secours-j-ai-poches-sous-yeux/2/actualite/447


La DHEA, une hormone anti-vieillissement

La DHEA (dehydroepiandrostérone) est une hormone produite à partir du cholestérol qui se transforme ensuite en différentes autres hormones, dont la testostérone et l’œstrogène. Or la synthèse de DHEA diminue naturellement avec l’âge : à 50 ans, son taux est à 50% de ce qu’il était à 20 ans, puis à 10% dès 80 ans. Quel est l’intérêt d’une complémentation anti-vieillissement ? Le point lors du congrès anti-aging et du congrès de la Société française de médecine anti-âge septembre 2007 avec le Dr Catherine de Goursac*.

  • Quand donner de la DHEA ? La DHEA est intéressante car elle est à l’origine de la testostérone et de l’oestrogène. Et comme cette production hormonale est variable d’un individu à un autre, toute complémentation en DHEA doit être justifiée après un bilan biologique mesurant précisément les taux de ces différentes hormones. S’il n’y a aucun déficit, prendre de la DHEA n’a pas d’intérêt car elle n’aura aucun effet. Ce point est très important, sachant qu’aux Etats-Unis la DHEA est en vente libre. Or il faut savoir que certaines personnes n’en ont pas besoin car elles ont un taux naturellement élevé, alors que d’autres, parfois même plus jeunes, peuvent en avoir besoin. Il ne faut donc jamais prendre de la DHEA sans besoin réel, ni sans vérifier les effets. Soulignons également que certains sujets transforment plus facilement la DHEA en estrogène et que cette hormone est un inducteur de cancer du sein, et probablement de cancer de la prostate. Un premier dosage s’impose donc, suivi d’un second 3 mois après la mise en route d’une complémentation en DHEA, afin de constater l’impact sur la testostérone et l’œstrogène.
  • Quelle est l’indication de la DHEA ? La DHEA est prescrite à dose pharmacologique (dosage élevé) dans le traitement du lupus érythémateux disséminé (maladie auto-immune rare), de la polyarthrite rhumatoïde et le syndrome dépressif. A dose physiologique (on rétablit le taux que l’on devrait avoir normalement), elle est indiquée en cas d’insuffisance surrénale et d’andropause. Mais selon le Pr Römler, endocrinologue à Munich, la DHEA a une action positive sur l’ostéoporose, un effet cardio-protecteur, elle augmente la masse musculaire d’où notamment des effets documentés en cas de sclérose en plaques, et elle diminue la masse grasse d’où son intérêt également en cas d’obésité. La DHEA protège le derme, elle diminue notamment le nombre de tâches cutanées dues aux expositions solaires, améliore l’état et l’épaisseur de la peau. C’est un anti-dépresseur, un anti-stress et un stimulant de l’immunité. Concernant le système cardiovasculaire, la DHEA augmente la sensibilité à l’insuline, laquelle diminue naturellement avec l’âge, ce qui est à l’origine d’un risque accru de diabète, d’hypertension et de syndrome métabolique. En augmentant la fibrinolyse (dissolution des caillots sanguins), la DHEA diminue aussi le risque de thrombose et donc d’accident vasculaire cérébral. A ce jour il n’y a aucune donnée concernant le risque de cancer du sein. Pendant longtemps en France, il a été dit, par mesure de précaution, qu’il ne fallait pas donner de DHEA à une femme ménopausée qui suit un traitement hormonal substitutif (THS). Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il est possible de coupler le THS et la DHEA, mais à la stricte condition d’un suivi biologique régulier permettant de contrôler les effets de la DHEA sur le taux d’estrogène. Et si celui-ci devient trop élevé, il convient alors de diminuer la concentration en estrogène du THS.
  • Est-ce un médicament comme les autres que l’on trouve en pharmacie ?La DHEA est disponible en pharmacie sur prescription médicale. En revanche, elle n’est commercialisée par aucun laboratoire et ne fait l’objet d’aucune publicité. C’est ainsi que certains pharmaciens ne savent pas qu’ils sont autorisés à la délivrer. Il s’agit d’une décision du Ministère de la Santé pour éviter tout lobby financier. Au final, la DHEA est prescrite par le médecin sous forme de préparation magistrale.
  • Existe-il des effets secondaires ? Le principal risque est le surdosage. Les effets secondaires de ce surdosage sont identiques à ceux d’un surdosage en testostérone, qui se traduit essentiellement par une accélération de la chute des cheveux, de l’acné, voire une augmentation de la pilosité du visage chez la femme (comme celle qu’elle avait ou aurait eu étant jeune). L’objectif est donc de trouver le dosage idéal. Pour cela, on procède par paliers et on s’arrête aux doses que la personne devrait avoir vers 20 ou 30 ans. Personnellement, je ne dépasse pas les ¾ de ce que la personne devait avoir à 30 ans. Ainsi par exemple, on s’arrête à 1.500 ng/ml chez les femmes, sachant que les jeunes femmes ont un taux de DHEA compris entre 2.500 et 3.000 ng/ml, et entre 2.500 et 3.500 ng/ml chez les hommes, sachant que jeunes, leur taux de DHEA est de 3.500 à 4.000 ng/ml. Il faut donc faire très attention à ne jamais dépasser les doses physiologiques. Pour obtenir de tels taux, on débute généralement par des doses de 15mg/jour chez la femme et de 25 mg/jour chez l’homme, puis on augmente progressivement jusqu’à respectivement 25 et 50 mg/jour. Dans tous les cas, cette prescription se déroule sous contrôle biologique, c’est-à-dire en réalisant régulièrement des dosages et des contrôles de la DHEA, des estrogènes chez la femme, de la testostérone et des PSA (antigène spécifique de la prostate) chez l’homme.

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